LA 1ère EDITION EST LANCEE


Pour la première année, la Somapresse, le Sidevam et l’Ademe ont décidé, avec leurs partenaires, de récompenser et de valoriser les actions menées par les différents acteurs de l’environnement de la vie mahoraise en organisant les 1ers trophées mahorais de l'environnement.

Mayotte a beaucoup de retard dans le cadre de la préservation et la valorisation de l’environnement. Sensibilisation, recyclage, énergies renouvelables, collecte et tri des déchets sont autant d’actions à mettre en oeuvre dès maintenant sur le territoire.

Malgré tout le travail qui reste à accomplir, certains n’ont pas attendu pour se retrousser les manches et envisager dès aujourd’hui la façon de lutter efficacement pour la préservation de la planète et plus particulièrement de notre île au travers de petites actions quotidiennes, ou par la mise en place de grands projets.

Dans ce cadre-là, et afin de récompenser ces acteurs écocitoyens, un jury composé de professionnels du secteur sélectionnera ceux qui s’impliquent pour concourir à ces trophées.

Cinq catégories ont été définies (Associations, Entreprises, Collectivités, Scolaires et Personnalité). Elles comprennent chacune cinq nominés.

A l'issue des votes, une cérémonie organisée le samedi 1er juillet 2017 viendra récompenser ceux qui s'attèlent à la préservation de l'environnement. Cette soirée de gala, avec cocktail, sera organisée par la Somapresse à La Croisette sur le parvis du Comité du Tourisme à Mamoudzou.

LES NOMINÉS

Association

Gepomay


L’île de Mayotte est connue pour son lagon extraordinairement riche en biodiversité (mammifères marins, tortues, poissons, coraux mais également oiseaux). Ainsi, Mayotte possède une avifaune riche et abondante, à laquelle la population ne prête pas forcément attention. C’est pourquoi l’association Gepomay sensibilise les Mahorais à la protection de leur environnement et des oiseaux en particulier.


L’association Gepomay (Groupe d’étude, de protection des oiseaux à Mayotte) a été créée en février 2010 afin d’étudier l’avifaune de Mayotte et ses habitats (mangroves, vasières, falaises, forêts, etc.) de manière générale mais aussi, plus spécifiquement, les espèces rares et menacées de disparition.

C’est dans ce cadre que depuis plus de sept années l’association étudie le Crabier blanc, une espèce de héron en danger d’extinction au niveau mondial, en raison de la destruction de son habitat et du braconnage qui sont les principales menaces pour l’espèce sur notre île. Un Plan national d’action (PNA) est d’ailleurs en cours de finalisation concernant la conservation de cette espèce emblématique. C’est ainsi que plus de 200 couples de crabiers blancs ont été recensés en 2016/2017 soit un quasi doublement de la population nicheuse en comparaison des résultats de l’année 2015/2016. Ces chiffres sont encourageants mais ne doivent pas masquer la réalité, l’habitat du Crabier blanc, les zones humides, est gravement menacé sur notre île. Ainsi, à titre d’exemple, en 2016/2017, suite à des mises en cultures illégales sur la zone humide d’Ambato à Mtsangamouji, le site de reproduction a été déserté et plusieurs dizaines de couples de crabiers blancs n’ont pas pu réussir à produire de jeunes.

C’est pour cette action primordiale, spécifique au crabier blanc, que le Gepomay a été nominé pour les Trophées mahorais de l’environnement. Mais l’association joue également un rôle crucial dans la sensibilisation des scolaires à l’environnement. Avec l’aide de ses partenaires, en 2016, l’association a ainsi réalisé près de 60 animations à destination de plus de 1 500 élèves des écoles, collèges et lycées de Mayotte.

Une centaine d’adhérents et trois salariés participent aux actions de l’association afin, entre autres, de sensibiliser le grand public et les scolaires et d’améliorer les connaissances relatives aux oiseaux de Mayotte. Les adhérents et les simples « curieux de nature » peuvent ainsi bénéficier des sorties de découverte et des suivis scientifiques sur terre comme en mer proposés tous les mois par le groupe.

Plus d’informations sur www.gepomay.fr

L’association Mtsakadoub


L’association Mtsakadoub est une des rares associations en son genre à lutter pour l’insertion des habitants en difficultés et pour la préservation de leur dignité en revendant des produits alimentaires à bas prix.


Récupérer les produits invendus pour éviter le gaspillage et les remettre en vente à bas prix ? C'est l'idée de l'association Mtsakadoub, créée en 2014. Son but? L'insertion des habitants en difficulté ainsi que tous les types d’actions visant à créer, développer ou renforcer le lien social et l’amélioration de la vie des quartiers. Également, elle tend à favoriser la création d’activités économiques dans les quartiers en travaillant en partenariat avec d'autres organismes.

Pour cela, elle met en place un système original : récupérer les invendus des grandes surfaces, et les revendre sous forme de paniers à prix cassés. C’est principalement auprès du groupe Sodifram et Jumbo que l’association récupère les produits alimentaires. Cherif Mohamed, son président, souligne que "Les produits récupérés conservent leur qualité nutritionnelle, restent consommables et, évidemment, les donateurs ne prennent jamais le risque de leur donner des produits non consommables". L’association pourrait distribuer gratuitement les aliments au lieu de les revendre, mais d’après le président "C'est pour permettre aux gens de garder leur dignité en achetant".

L’association intervient prioritairement sur les quartiers de Mtsapéré, Cavani, Doujani et Bonovo, d’où son nom Mtsakadoub. Toutefois, elle ne s’interdit pas d’étendre ponctuellement, tout ou partie du champ d’activités au-delà des limites des quartiers, et met en place tous les moyens humains et matériels permettant la réalisation de son objectif.

Cherif Mohamed explique "qu’il y a beaucoup de familles qui vivent dans la misère à Mayotte" et "Qu’à travers l’action de l'association, ils essayent de lutter contre cette dernière". Ils ont donc eu l’idée de créer un concept qui pourrait aider ces familles au quotidien sans que ces derniers aient à perde leur dignité. Aujourd’hui, ils arrivent à revendre plus de 150 paniers de nourritures par semaine.

Son altruisme, l’actuel président Cherif Mohamed l’a hérité de sa mère : "Elle avait l’habitude d’apporter de la nourriture à la mosquée de leur quartier afin d’aider les gens en difficultés. À sa mort, toutes les personnes qui bénéficiaient de son aide en étaient tristes." Il a compris à partir de là, combien il était important d’aider les gens qui sont dans le besoin et a donc décidé de suivre l’exemple de sa parente. Mayotte bénéficie aujourd’hui donc de la bonne éducation qu’a reçue le professeur d'économie.

Pour l’avenir, l’association Mtsakadoub en collaboration avec d’autres associations envisage l'ouverture d’une banque alimentaire à Mayotte.

Les naturalistes de Mayotte


Mayotte peut se féliciter d'avoir en son sein des personnes sensibles à l’immense richesse patrimoniale que renferme l'île. Ces dernières s'engagent afin de préserver l'environnement mahorais. C'est le cas des Naturaliste de Mayotte ».


Il est clair que Mayotte possède un véritable potentiel en matière de patrimoine naturel. Avec le 3ème plus grand lagon du monde, plus de 2300 espèces marines connues, une vingtaine de mammifères marins, 343 km² de récifs coralliens, environ 450 espèces de coraux durs et hydraires répertoriés et de nombreux sites de pontes de tortues, Mayotte aurait toute sa place sur la liste des sites et monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité.

En 1999, les Naturalistes de Mayotte » se sont spécialisés dans la découverte et la protection du patrimoine et de l’environnement de Mayotte, à travers des actions d’information, de sensibilisation, de préservation et de découverte. En 2016, l'association comptait plus de 1500 adhérents Elle travaille notamment en collaboration avec un ensemble d’acteurs économiques et publics du territoire, tel, que EDM, ETPC, le comité du tourisme ou encore le ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la forêt. Elle est également affiliée à la fédération nationale France Nature Environnement, la plus importante organisation française de protection de la nature et de l’environnement, et à la fédération locale Mayotte Nature Environnement. Les Naturalistes travaillent également en collaboration avec l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et participent au groupe outre-mer de l’UICN-France.

A titre d'exemple d'action, les Naturalistes de Mayotte ont participé les 21 mars et 3 avril derniers à deux actions de nettoyage de la mangrove de Majicavo. Il s'agit d'un projet pédagogique sur les déchets mené par une professeur du Lycée du Nord, en collaboration avec l'association. 200 personnes dont 180 élèves de seconde ont enlevé 750 sacs de déchets de la mangrove de Majicavo.

Les Naturalistes organisent aussi des voyages à Anjouan, Grande Comores et Madagascar pour faire découvrir ces îles voisines à leurs adhérents.

Oro


Depuis 2015, l'association Oro s'attèle à sensibiliser la population à l'environnement. En ligne de mire : la fin des comportements inciviques qui polluent chaque jour Mayotte un peu plus, mais aussi la mise en place d'un projet de bacs poubelles écologiques.


"Tout fini dans la rue et dans le lagon", regrette un des membres de l'association Oro, avant de reprendre "D'où la nécessité de sensibiliser les gens à la préservation de l'environnement." C'est de ce constat qu'est née, en mai 2015, l'association Oro. En Petite-Terre, où elle opère, elle se donne pour mission de faire connaître les gestes à avoir et les bons comportements à adopter pour lutter contre ce fléau qui salit l'île aux parfums : l'incivilité. Un des projets actuels de l'association ? La création d'un nouveau type de poubelle : la poubelle écologique ! Comment? Tout simplement en utilisant une matière première largement répandue ici : la feuille de cocotier. La solution est parfois juste sous nos yeux. Si le projet voit le jour, les bacs ainsi confectionnés seront disposés à certains endroits, dans les communes, mais aussi dans les quartiers reculés de Petite-Terre, où aucun bac poubelle ne peut être emmené et récupéré. "Il s'agit d'encourager les gens à y déposer leurs déchets", reprend notre homme.

Au-delà de ce projet, d'autres opérations ont aussi été menées. L'une d'entre elles a notamment permis le nettoyage des caniveaux et ravines surchargés de déchets du quartier de La Vigie. D'autres opérations de ramassage ont été menées dans les communes avec les bénévoles d'Oro.

Enfin, la sensibilisation de la population, et en particulier des jeunes, est dans les gênes de l'association Oro. À ce titre, elle se rend parfois dans les écoles publiques pour expliquer aux enfants les enjeux de la préservation de l'environnement. Si Oro est basée, et travaille essentiellement en Petite-Terre, elle peut aussi se rendre dans le reste de Mayotte si elle y est invitée. Soutenu par le Sidevam et Éco-emballages, Oro espère pouvoir développer ses actions.

Oulanga na Nyamba


L'association Oulanga na Nyamba s'engage activement pour la protection des tortues marines ("Nyamba") de Mayotte. L'association effectue à ce titre un grand travail de sensibilisation en milieu scolaire, de l'école maternelle jusqu'au lycée.


Entre 300 et 400. C'est le nombre de tortues marines qui sont braconnées chaque année à Mayotte. Un phénomène contre lequel Oulanga Na Nyamba lutte depuis sa création, en 1998.

"Nous nous sommes donnés la mission d'alerter les pouvoirs publics et la population", explique Mathieu Palier, premier salarié de l'association depuis mars dernier.

Oulanga Na Nyamba effectue aujourd'hui un grand travail de sensibilisation en milieu scolaire sur la nécessaire protection de ces espèces, de l'école maternelle jusqu'au lycée. En outre, l'association qui fonctionne en ce moment avec un éco-volontaire, trois ou quatre bénévoles et ses adhérents (entre 200 et 250) organise des nuits de dissuasion sur les plages les plus touchées par le braconnage.

De plus, elle organise et encadre des sorties ponte sur la plage de Moya. Elle propose aussi des visites du "Bateau de la Tortue", espace muséographique pour la sensibilisation des scolaires (et les adultes), avec possibilité d'observer les tortues dans leur milieu naturel.

Par ailleurs, elle participe à des projets de recherche scientifique sur les tortues marines et leurs habitats. Enfin, elle assiste aux réunions et journées thématiques concernant divers sujets de la protection de l'environnement et de la biodiversité de Mayotte.

Oulanga Na Nyamba fait partie de la fédération mahoraise des associations environnementales (FMAE). "Nous avons de nombreux partenaires comme le Remmat (Réseau d'échouage mahorais de mammifères marins et de tortues marines), Mayotte Nature Environnement (MNE), l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) ou encore le Parc naturel marin de Mayotte", indique Mathieu Palier.

Car au-delà de son engagement actif pour la protection des tortues, l'association lutte plus globalement pour la protection de l'environnement. Le 16 mai dernier, elle a à ce titre participé à une opération de nettoyage du parc Mahabou à Mamoudzou, avec le Secours Catholique et Yes We Can Nette.

Collectivité locale

Communauté de communes de Petite-Terre


La communauté de communes de Petite-Terre, avec le soutien matériel et financier de l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et de la Deal (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement), a lancé en 2016 une expérimentation de valorisation de déchets organiques (déchets de jardin, cuisine…) par le biais du « compostage domestique ». Objectif: éliminer les coûts classiques de collecte et de traitement des ordures ménagères en traitant le déchet à la source.


Plus de 10 000. C'est le nombre de personnes qui ont été touchées par l'action de "compostage domestique" mise en œuvre en 2016 par la communauté de communes de Petite-Terre.

Dans le cadre de son programme de réduction de déchets, la communauté de communes, avec le soutien matériel et financier de l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et de la Deal (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement), a ainsi lancé une expérimentation de valorisation de déchets organiques (déchets de jardin, cuisine…) à la source, par le biais du « compostage domestique ». Pour rappel, le compostage est un processus biologique de dégradation de matières organiques qui se transforme en compost (humus) par l’action de mélange de matières humides (épluchures) et de matières sèches (feuilles mortes). Le processus complet dure environ 1 an.

40 composteurs d’un volume de 600 L ont été distribués gratuitement à 40 foyers témoins volontaires, pour expérimenter la pratique du compostage de leur biodéchets. Objectif: éliminer les coûts classiques de collecte et de traitement des ordures ménagères. Selon les témoignages des utilisateurs, il y a un constat global de réduction de la fréquence de sortie des bacs à ordures ménages et une meilleure maitrise des techniques de compostage au fil des mois d’utilisation.

Suite à cette première expérimentation, la communauté de communes de Petite-Terre, en partenariat avec l’ADEME, prévoit d’étendre la démarche à d’autres volontaires. Elle envisage de créer un site de compostage partagé qui permettrait de nourrir les sols et d'embellir les espaces verts communaux afin de les rendre plus attractifs. Cet espace a également une portée pédagogique, en effet des visites guidées y seront organisées. Elle souhaite aussi créer un réseau de guides composteurs pour promouvoir la pratique du compost et favoriser le lien social de ses administrés.

Une gestion de proximité des biodéchets permettrait de détourner une part non négligeable des ordures ménagères enfouis à l’ISDND, environ 4 512 tonnes par an pour le territoire de Petite Terre, ce qui représenterait une économie de plus de 500 000 euros par an pour les collectivités locales, au profit d’autres projets de développement.

Mairie de Chirongui


Pour lutter contre la pollution de sa mangrove, la mairie de Chirongui a créé un projet porté sur trois axes : l’aménagement du sentier Grande Randonnée "GR" sur toute la longueur de la mangrove, la mise en place de panneaux de sensibilisation sur tout le parcours et la valorisation et l’entretien quotidien du site.


Chirongui détient la plus grande mangrove de Mayotte. Du haut de ses collines, le panorama sur ses 200 hectares qui touchent les deux extrémités de la commune est sublime. Malheureusement, en y regardant de plus près, la mangrove de Chirongui subit de nombreux préjudices, entre l’extension de l’urbanisation, de l’agriculture, et les incivilités humaines. "Notre mangrove est clairement en danger. Sur les zones urbanisées, c’est vraiment une catastrophe au niveau des déchets. Nos agents passent au moins une fois par semaine, et, malgré la sensibilisation, à chaque fois c’est très sale", explique Cécile Hammerer du CCAS. Pour remédier au problème, la commune de Chirongui a créé un projet porté sur trois axes : l’aménagement du sentier Grande Randonnée "GR" sur toute la longueur de la mangrove, la mise en place de panneaux de sensibilisation sur tout le parcours et la valorisation et l’entretien quotidien du site.

"Les ACI sont agréés par l’Etat et portés par notre centre communal d’action sociale", indique Cécile Hammerer. "Nous disposons actuellement de trois ACI dont un spécialement dédié à la valorisation du patrimoine environnemental. Cet ACI travaille sur quatre sites majeurs : le Tani Malandi de Chirongui, l’usine sucrière de Miréréni, l’Antana Bé de Poroani et donc la mangrove. La mission de ces agents, au quotidien, est d’entretenir ces sites, débroussailler, nettoyer, etc. Ils ont aussi une mission de médiation auprès des habitants, les agriculteurs notamment, pour que ceux-ci adoptent des pratiques respectueuses de l’environnement, ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui." Concernant le premier axe, l’aménagement du GR, un sentier existe entre Miréréni et Chirongui, et en plus de le réhabiliter, la commune souhaite étendre le parcours de Chirongui à Tsimkoura d’un côté, et de Miréréni à Poroani de l’autre. Concernant le deuxième axe, la commune travaille en partenariat avec les Naturalistes qui réalisent actuellement les panneaux de sensibilisation avec les élèves de six écoles élémentaires. Outre la mangrove, un projet de sensibilisation sur le lagon et la rivière est en cours. Concernant le troisième axe, l’opération est déjà entamée grâce aux ateliers chantiers d’insertion créés dans la commune en septembre 2016.

Mairie de Dembéni


Dans le cadre de son opération "ville propre", la municipalité de Dembéni a choisi de se débarrasser des nombreuses carcasses de voitures qui jonchaient le sol de la ville.


"Les épaves de voiture posaient certes un problème esthétique, mais surtout un problème sanitaire" souligne Meissa Diallo, Directeur Général des Services de Dembéni. "Elles renfermaient de l'eau stagnante, et attiraient alors les moustiques. Les enfants qui jouaient dans ces cadavres de voitures risquaient le tétanos et autres infections". Pour répondre aux attentes de l'opération "ville propre" menée par la ville de Dembéni, il fallait donc se débarrasser de ces carcasses au plus vite. La police municipale a tout d'abord procédé à un inventaire, comptabilisant 65 voitures abandonnées. Les propriétaires, retrouvés soit par l'immatriculation, soit par le numéro de châssis de leur véhicule, ont eu trois semaines pour l'enlever. Les personnes refusant d'enlever leur carcasse ou de payer l'enlèvement se voyaient alors mises en demeure.

L'opération "ville propre" se traduit également par d'autres actions. Le 24 mai dernier par exemple, la municipalité de Dembéni a procédé au nettoyage de la route nationale, mobilisant l'ensemble des femmes, élèves et services municipaux de la commune, pour enlever tous les métaux et déchets qui s'y trouvaient. Un partenariat avec le syndicat intercommunal d'élimination et de valorisation des déchets de Mayotte (Sidevam) a par ailleurs été mis en place.

A travers cette opération, la mairie espère sensibiliser les habitants de Dembéni aux enjeux de propreté et d'hygiène. Là est l'enjeu majeur selon Meissa Diallo : "Il faut que tout le monde prenne conscience de l'importance de garder la ville de Dembéni propre. Nous sommes donc dans une optique de communication et de pédagogie". Une nouvelle journée de nettoyage organisée dans le cadre de l'opération "ville propre" est déjà prévue, le 13 juillet prochain.

De son côté, la police municipale veille à ce que la propreté demeure ; un arrêté municipal prévoit de sanctionner les dépôts sauvages par des amendes.

Mairie de Kani-Kéli


Les appareils électriques, électroniques et électroménagers bons pour la décharge ne sont pas toujours jetés au bon endroit par la population. Pour pallier à ce problème environnemental, un projet ralliant le SIDS, Eco-systèmes et les communes s’est développé depuis 2011. Kani-Kéli fait à ce titre figure de bonne élève.


Les appareils électriques, électroniques et électroménagers bons pour la décharge ne sont pas toujours jetés au bon endroit par la population. Difficiles à déplacer, ils ne dépassent pas souvent la rue de leurs anciens possesseurs. Pour pallier à ce problème environnemental, un projet ralliant le SIDS, Eco-systèmes et les communes s’est développé. Kani-Kéli fait à ce titre figure de bonne élève.

Un matin d’août 2011, un camion d’Enzo Recyclage arrive à la mairie, où un lieu de stockage pour les déchets électriques, électroniques et électroménagers (D3E) a été défini à proximité. Là, des centaines de fours, machines à laver et autres gazinières hors d’usage ont été rassemblées par la commune. La société mahoraise de collecte des déchets dangereux peut alors commencer le ramassage… L’expérimentation d’il y a six ans menée par la commune de Kani-Kéli en partenariat avec Eco-systèmes s’est avérée tout-à-fait concluante. "Nous sommes l’une des premières communes de l’île à s’être engagées dans ce projet", se réjouit Youhanidhi Saïd Kalam, chef de projet CUCS au sein de la municipalité.

En 2017, la collaboration entre les deux institutions est plus que jamais d’actualité. Car les carcasses dans la commune n’ont pas ou que peu désemplis depuis. "Quand on compare entre les deux périodes, on peut dire qu’il y a du progrès. Mais de là à dire que ça va beaucoup mieux… Il y a encore énormément de travail à ce sujet, car ces déchets sont innombrables, le container où ils sont stockés se remplit très vite."

La commune de Kani-Kéli tient à voir ce projet environnemental – et d’autres – concrètement aboutir. Il en va de la réputation de la localité et surtout, de la préservation de son environnement. Une réputation par ailleurs plutôt bonne : en effet, en 2016, Kani-Kéli a été élue meilleure commune mahoraise par Eco-Emballages pour son tri des emballages ménagers. Preuve que l’environnement dans son ensemble est un thème sérieux dans la commune.

Mairie de Sada


Si l'écologie à Mayotte reste un énorme point à traiter, la commune de Sada s'inscrit dans une forte démarche environnementale. Elle multiplie ainsi les initiatives en faveur de l'environnement dans le sud de l'île.


Sada est de loin une des communes de Mayotte la plus rigoureuse dans ses efforts pour le respect de l'environnement. Le leitmotiv est le suivant : sensibiliser la population et ce à tous les niveaux. Parmi les nombreuses initiatives, on compte le soutien de Sada à l'association locale, AMASE (Association de Mangajou d'action socio-éducative) dans l'entretien des mangroves et le nettoyage des cours d'eau. Outre les corbeilles de ville déjà en place, une verbalisation a également été instaurée afin d'éradiquer les actes d'incivilité: une amende de 30 à 150 euros est à encourir pour les déchets déposés en tout lieu. Pour palier les dégradations en tout genre, un projet de déchetterie est par ailleurs prévu dans un futur très proche à titre expérimental, dans le sud de la commune. La maire a parlé de "centre de propreté équipé de bacs avec le tri sélectif."

Une autre action bat son plein dans la commune, il s'agit de l'opération "Sada nettoie et toi ?" Un concept nouveau, qui réunit la population, ainsi que les partenaires associatifs autour de la même cause : garder la ville propre. En 2016, quatre journées de nettoyage ont été instaurées dans la ville par quartier. Sada encourage les habitants à lutter contre toutes les formes d'incivilité et a également mis en place des petites équipes afin de veiller sur la propreté des cours d'eau. Laver son linge, ou faire sa vaisselle dans les sources d’eau est à ce titre strictement interdit.

Au sujet de la première édition des Trophées de l'environnement, le directeur général des services Said Kambi estime que " c’est une bonne initiative qui permet aux communes, aux associations mais aussi à la population de lutter contre toutes les formes d’incivilité et de nous donner une meilleure réflexion sur l’environnement et une meilleure connaissance de notre environnement."

Entreprise

Big reparation


Réparation est une entreprise de réparations et de recyclage d'équipements électroménagers. Le gérant, Hazali Chouanybou, se bat depuis cinq ans pour limiter l'impact environnemental des déchets électroménagers Big sur Mayotte.


« Mon plus grand rêve, c'est de ne plus voir de déchets électroménagers sur nos routes ». Et pour le réaliser, Hazali Chouanybou se donne les moyens. En décembre 2011, il crée Big Réparation, une entreprise qui redonne une seconde vie aux appareils électroménagers. N'ayant pas de local pour l'heure, c'est dans sa maison à Acoua qu'il s'adonne au bricolage.

En rentrant à Mayotte en 2010, il se rend compte de l'état critique de la gestion des déchets sur l'île. « J'ai été frappé par le nombre de déchets au bord des routes et dans les villages. Que ce soit ordures ménagères ou électroniques, tout pouvait rester des jours au même endroit », se souvient-il. Il repense alors à "Envie", cette association sociale et solidaire basée à Toulouse. Experte dans la rénovation d'appareils, elle favorise l'insertion professionnelle et l'achat éco-responsable en matière d'électroménager. « Je voulais faire la même chose à Mayotte », dit-il.

Ainsi, avec son bac pro en systèmes électroniques et numériques en poche et son camion, il décide de partir à la chasse de tout ce qui est recyclable dans les communes du nord. « Je fais cela les matins, de M'tsangamouji jusqu'à Dzoumogné », précise-t-il. Il revend ensuite les appareils qu'il répare. Pour l'heure, Hazali Chouanybou n'a pas les moyens d'avoir d'autres employés, et ne peut pas sillonner toute l'île seul. Mais il n'attendra pas pour protéger l'environnement de la pollution, car « c'est avant tout pour Mayotte que je fais ça ». Le Mahorais fait aussi du service après-vente auprès des particuliers. « Je répare les téléviseurs, les machines à laver, les micro-ondes, ou encore les réfrigérateurs de ceux qui veulent ». C'est la Boutique de gestion qui l'a aidé à monter son projet. Elle l'élira d'ailleurs lauréat du concours Jeunes talents en 2012. Big Réparation espère obtenir des subventions de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), et une aide de la mairie d'Acoua pour pouvoir ouvrir un local, et enfin commencer à embaucher.

May Dispo


Contribuer à débarrasser Mayotte de ses déchets encombrants, mais pas seulement. Depuis 2010, l'entreprise May Dispo récupère, répare, et remet à la vente les équipements électriques et électroniques abandonnés. Écologique et solidaire : une idée au service de tous.


Mayotte croule sous les déchets électroménagers et électroniques ? Pour apporter sa contribution à la lutte contre ce triste constat, l'entreprise May Dispo est là. Récupérer, réparer, retaper, réassembler un produit avec divers autres s'il le faut, et remettre dans le circuit de la vente et recycler ce qui n'a pas pu être réutilisé : c'est la mission engagée qu'elle se fixe jour après jour, avec succès.

C'est à Abdallah Bacar que l'on doit la création de May Dispo. En 2010, celui qui œuvre alors en métropole avec des associations, après avoir mené des études en énergétique, revient à Mayotte en faisant un douloureux constat : les équipements électriques et électroniques jonchent le bord des routes : "Je me suis dit qu'il y a avait quelque chose à faire", explique le responsable. Il a bien fait : en 2013, il remporte avec cette idée un concours de l'Adie sur le développement durable. Tous les ingrédients sont réunis : nettoyer l'île et préserver sa nature unique, mais aussi développer un concept social et solidaire puisque les produits ainsi retapés sont vendus à un tarif accessible à tous.

Aujourd'hui, May Dispo emploie quatre salariés en permanence, auxquels s'ajoutent des contrats à durée déterminée lorsque l'activité le nécessite. Et comme celle-ci est forte, May Dispo œuvre aussi dans la formation. Après avoir déjà formé six jeunes avec succès puisque tous travaillent aujourd'hui, dont certains qui étaient issus des quartiers défavorisés de Kawéni, l'entreprise s'apprête à mettre encore plus l'accent sur cet aspect. Très prochainement son nouveau hangar devrait lui permettre d'accueillir en formation entre vingt et trente jeunes, autour de cinq ateliers : frigo, équipement électronique, machine à laver, gazinière et robotique.

Mayutopie


Mayutopie, prototype porté par la Chambre de Commerce et de l'Industrie, propose le premier programme d'incubation d'entreprises ESS (Économie Sociale et Solidaire) de Mayotte. Les huit entrepreneurs sociaux choisis par le jury vont bénéficier d'un suivi de la CCI et de ses partenaires.


Au terme de plusieurs jours de sélections et de délibérations intenses, ce ne sont pas cinq, comme initialement prévu, mais huit projets qui ont été choisis pour participer à l'aventure Mayutopie et intégrer son incubateur d'entreprises ESS. Gite écologique, auto-école associative et solidaire, création d'un réseau international de Mahorais, etc. : les initiatives primées sont très diverses. Leurs créateurs vont désormais pouvoir profiter de neuf mois de formation, d'accompagnement et de suivi de la part de la CCI et de ses partenaires, une trentaine de professionnels publics et privés réunis en novembre dernier, lors du 1er Forum Économie Circulaire Sociale et Solidaire. Durant les journées de sélection, les aspects sociaux et solidaires ont été évalués, de même que le modèle économique de chacun des projets. Les candidats non-sélectionnés à l'issue de ces quelques jours de "pré-incubation" bénéficieront tout de même d'un accompagnement adapté.

Dans son optique de valorisation de l'entrepreneuriat solidaire, Mayutopie propose également, tout au long de l'année, des ateliers destiné à aider les participants à concrétiser leurs projets. Ces ateliers ont réuni des étudiants, des jeunes entreprises, des associations, des services administratifs, afin de montrer la complémentarité entre ces différents acteurs. Ceux-ci ont pu être sensibilisés à d'autres modes de création de valeur sociale, à d’autres modèles économiques.

De manière plus générale, l'initiative Mayutopie aura permis de rappeler l'importance de l'entrepreneuriat à Mayotte, et de prouver que les innovations ne viennent pas forcément de l'extérieur, mais peuvent être issues du partage, de l’hyper connexion au territoire mahorais. La crédibilité de Mayotte en tant qu'acteur de la création et de l’innovation sous toutes ses formes au niveau régional n'en est que renforcée.

Pot concept


Aménager les espaces paysagers de Mayotte, mais aussi préserver les zones naturelles sensibles. Depuis 2011, l'entreprise Pot Concept a fait de son activité une mission phare pour Mayotte.


"Réinventons le paysage de l'ile aux parfums !" : c'est le slogan de l'entreprise Pot Concept, créée en 2011 à Mayotte par Ibrahim Abdallah. À Hajangoua, le responsable et ses équipes cultivent un large panel d'espèces végétales à vocation ornementale. Plantes vivaces, arbustes, plantes aromatiques, etc. : le choix est vaste pour rendre l'environnement quotidien de Mayotte des plus agréables. Objectif ? L'aménagement paysager privé ou urbain, avec pour clients des particuliers, des entreprises, ou encore des collectivités et institutions. La société immobilière de Mayotte, l'aéroport de Mayotte, la Colas, SNC Lavalin, etc. font partie des clients de l'entreprise. Des équipes de jardiniers sont ainsi en charge des plantations, de la réalisation de massifs végétaux aux quatre coins de l'île, mais aussi de l'entretien de ces réalisations.

Mais un autre aspect fait de Pot Concept un des acteurs les plus importants de l'environnement mahorais : la préservation et des milieux sensibles. En effet, l'entreprise participe au programme Stratégie nationale pour la biodiversité, qui vise à sauvegarder la richesse biologique des territoires français, notamment dans les outre-mer qui participent largement à cette richesse française. Entamé en 2004, ce grand plan national en faveur de l'environnement en est actuellement à sa deuxième phase, courant de 2011 à 2020. Mayotte en fait naturellement partie.

Ainsi, en Petite-Terre par exemple, autour du lac Dziani, des opérations de reboisement ont été menées, tout comme dans l'arrière mangrove de Miréréni, grâce au savoir-faire horticole des équipes de l'entreprise mahoraise : "Pour cette partie-là, il n'y a pas besoin de faire pousser les plantes, les graines sont toutes autour de nous", s'amuse Ibrahim Abdallah.

Tifaki Hazi


Structure d’insertion par l’activité économique contribuant activement au développement social et solidaire de l’île, Tifaki Hazi propose depuis 2015 un service de lavage de véhicules écoresponsable : Lavéo.


Laver son véhicule tout en étant écoresponsable, c’est possible depuis 2015 grâce à Lavéo, une prestation proposée par Tifaki Services, une filiale de Tifaki Hazi, la structure d’insertion par l’activité économique située à Mamoudzou. Réalisé sans eau et manuellement, avec des produits biodégradables et respectueux de l’environnement, ce nettoyage est également solidaire puisque pour chaque lavage, la filiale verse 50 centimes au fonds de soutien de l’ONG Eau Vive, militant pour l’accès à l’eau potable pour tous. Et comme les Mahorais en ont douloureusement fait l’expérience cette année, l’eau potable est une ressource précieuse qu’il est fondamental de protéger.

Le réseau Lavéo, un des leaders français dans ce secteur, propose différentes prestations de lavage, en fonction des besoins du client, que ce soit un particulier, un salarié, une collectivité, une concession automobile, une société de transports ou un gestionnaire de flottes. . Structure d’insertion par l’activité économique, contribuant activement au développement social et solidaire de l’île, Tifaki Hazi existe sur le territoire de Mayotte depuis 1998. En 2016, l’association a accompagné 336 demandeurs d’emploi, qu’elle a placés dans 197 entreprises et chez des particuliers. « Le passage dans notre structure permet aux salariés en insertion de construire un projet professionnel, d’acquérir un savoir-faire et une qualification », explique Lahadji Abdou, le directeur. « Cet accompagnement permet également de résoudre des problèmes personnels (de santé, de logement, d’accès aux droits, etc.), des problèmes qui constituent des freins au parcours d’insertion ». Ainsi, plus d’un salarié en insertion sur deux soutenu par Tifaki Hazi retrouve-t-il un emploi ou une formation, et les autres « voient leurs compétences de base et leur employabilité améliorées », se réjouit le responsable de la structure.

Enfin, en plus de ses activités sociales et solidaires, Tifaki Hazi contribue au dynamisme économique du territoire puisque sur son chiffre d’affaires de 2016 (1,5 millions d’euros), 1,2 millions d’euros a été réinjecté dans l’économie mahoraise sous forme de salaires et de charges sociales. Et au-delà du territoire, Tifaki Hazi travaille en partenariat avec d’autres structures d’insertion par l’activité économique de la région puisqu’elle fait partie de Coorace Océan Indien, une fédération d’entreprises et d’associations militantes de l’économie sociale et solidaire de Mayotte et de La Réunion.

Personnalité

Anchya Bamana


L'actuelle maire de Sada et inspectrice principale à l'Agence régionale de Santé (ARS) Anchya Bamana a fait de l'environnement sa priorité. Son programme de campagne a essentiellement porté sur la sensibilisation de la population sur la protection de l'environnement.


Titulaire d'un diplôme de Master 2 en santé publique et environnement spécialité épidémiologie, Anchya Bamana a à son arrivée à la mairie de Sada en 2014 pris des initiatives concernant l'entretien de la commune et le respect de l'environnement. "La sensibilisation passe d'abord par le personnel et les administrés puis par la population", estime-t-elle. "C'est un travail de longue haleine qui nous touche tous. Nous devons tous ensemble fournir des efforts pour améliorer notre cadre de vie et veiller à notre environnement".

Dans cette optique, l'opération "Sada nettoie et toi ?" a été mise en place. Un concept nouveau, qui réunit la population, ainsi que les partenaires associatifs autour de la même cause : garder la ville propre. En 2016, quatre journées de nettoyage ont été instaurées dans la ville par quartier. En outre, une nouvelle étape est prévue : celle de la verbalisation afin d'éradiquer les actes d'incivilité. Par ailleurs, un autre projet qui tient à coeur à Anchya Bamana est celui de l'eau "Il est important de sensibiliser la population quant à la problématique de l'eau. On ne doit surtout pas salir les rivières, nous devons tous nous sentir concernés".

Un projet de piscine dans le respect de l'environnement

Après un séjour à la Réunion en mars dernier pour s'inspirer de l’expérience réunionnaise des maires en matière de construction d’équipements structurants, la maire de Sada vise à construire la première piscine municipale de Mayotte, toujours dans une optique de respect de l'environnement. De plus, à titre expérimental, une déchetterie est prévue dans le sud de la commune dans un futur très proche. La maire parle de "centre de propreté équipé de bacs, avec le tri sélectif."

Lathéral


"C'est pour cette cause que je suis rentré dans la musique". L'engagement de Lathéral pour la défense de l'environnement ne date pas d'hier, lui qui a commencé sa carrière en 1997."

"Je voulais dénoncer le comportement de certaines habitants de mon village (Ndlr: Acoua) qui jettent leurs sachets ou des bouteilles de verre sur la plage", se souvient l'artiste, qui avait intitulé son premier album Malahelou ("Tristesse").


Lathéral s'est depuis toujours battu pour sa cause, dans la mesure où il a toujours consacré au moins une chanson sur l'environnement dans ses cinq albums. "La plus récente est dédiée au tri sélectif", précise le chanteur.

Depuis le début de sa carrière, il ne constate malheureusement "aucun progrès" par rapport à l'état de l'île. "Mayotte est toujours aussi sale qu'avant", déplore-t-il. "D'autant que le système de ramassage des poubelles ne fonctionne pas bien. Dans de nombreuses communes, les camions poubelles ne passent pas très souvent. Par conséquent, des sacs poubelles sont éventrés par des chiens. Nous sommes très en retard par rapport à nos voisins réunionnais".

Le chanteur considère que la protection de l'environnement doit passer par une meilleure sensibilisation, notamment grâce à l'image. "Mon association avait déposé un dossier auprès des pouvoirs publics afin d'obtenir une aide pour tourner un clip de ma dernière chanson dédiée à la défense de l'environnement. Mais nous n'avons rien obtenu", regrette-t-il.

Lathéral estime que l'amélioration de la situation passera par une politique punitive. "Les forces de l'ordre devraient décerner des amendes aux personnes qui jettent leur déchets par terre, comme à l'île Maurice ou aux Seychelles", estime-t-il.

Il propose aussi que les grossistes qui importent des emballages et les consommateurs qui les achètent soient taxés à hauteur d'un centime par emballage. "Cet argent serait versé aux collectivités qui pourraient ainsi acheter des sacs-poubelle recyclables", détaille l'artiste. "Ces sacs seraient ensuite distribués gratuitement à la population." A la manière d'un Martin Luther King, Lathéral a un rêve: celui d'entendre un jour quelqu'un arrivant à Mayotte et s'exclamant: "Ah que l'île est propre!". Espérons que son rêve soit un jour exaucé...

Loïc Dagorn : l'écologie participative de Jéjé Maoré


Une écologie participative : c'est l'idée qu'a eu Loïc Dagorn en lançant Le site Jéjé Maoré – Mayotte vigilance nature. Grâce à celui-ci, chacun peut signaler les atteintes à l'environnement sur une carte interactive. Objectif : sensibiliser les citoyens et les autorités.


Elles sont malheureusement trop nombreuses : plus de 300. Sur le site internet Jéjé Maoré – Mayotte vigilance nature, les atteintes à l'environnement sont recensées et géolocalisées par les citoyens eux-mêmes, photo et descriptif à l'appui. Une triste carte qui, toutefois, permet de faire bouger les lignes et de nettoyer l'île. C'est là toute l'ambition qu'a eue Loïc Dagorn en créant Jéjé Maoré, en juin 2016 : sensibiliser les citoyens à l'environnement. Une démarche qui fonctionne, le site rencontrant un vrai succès auprès des utilisateurs, de plus en plus nombreux, mais aussi auprès d'éco-organismes qui utilisent le site et les remarques de contributeurs pour améliorer leur service de collecte. D'ailleurs, la prévention n'a pas été oubliée sur Jéjé Maoré puisque le site propose une fonctionnalité – "Où jeter quoi ? " - permettant de savoir où jeter ses déchets en fonction de leur catégorie : gazinière, télévision, bouteille, lampes, etc.

Mais sensibiliser les autorités est aussi le but de Loïc Dagorn. Il y a quelques mois, il décidait à ce titre de décliner son concept pour l'adapter à ces dernières en particulier. Il lançait ainsi un appel aux communes en mettant gratuitement à disposition des communes une nouvelle application. Objectif : leur permettre de gérer les atteintes environnementales et les déchets de leurs territoires, grâce à de nouvelles fonctionnalités. Parmi elle, créer manuellement ou automatiquement, et en fonction des critères de chaque commune, une sélection des atteintes sur lesquelles elles peuvent agir ; pouvoir évaluer et chiffrer les moyens d'intervention nécessaires grâce aux fonctionnalités de l'application (photo, descriptions des contributeurs, etc.) ; ou encore mettre à jour la carte au fur et à mesure du nettoyage effectué. Jéjé Maoré se propose même d'exporter les données vers un GPS de la collectivité pour faciliter l'intervention des agents, et de les informer par alerte mail lorsqu'une nouvelle atteinte est repérée. Le tout de manière entièrement gratuite : "Il n'y a aucune velléité lucrative", rassure le créateur, qui rajoute "Les communes mettent souvent en avant le fait qu'elles manquent d'informations en termes de dépôts sauvages d'ordures. Si elles utilisent l'application, cela ne sera plus le cas."

Michel Charpentier


Dévoué au sein des Naturalistes, Michel Charpentier est à la tête de l'association depuis 2004.


Professeur agrégé d'histoire et géographie, Michel Charpentier est initialement venu à Mayotte en retraite. L'environnement n'est pas une nouveauté pour le président des Naturalistes. En Guyane il travaillait déjà au sein d'une association environnementale. A son arrivée à la tête des Naturalistes en 2004, on comptait 96 adhérents contre 1661 aujourd'hui. "Nous voulons connaître, protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel de Mayotte, à travers des actions d'information, de sensibilisation, de préservation et de découverte de l'île et son lagon", explique Michel Charpentier. Un point sur lequel il insiste est la sensibilisation à la protection de l'environnement "Il est important de ne pas faire comme si l'écologie n'avait pas d'importance à Mayotte. Le changement de comportement sur les différentes questions environnementales telles que l'eau, l'énergie par exemple est une évolution sur le long terme mais qu'il faut appuyer".

Une association ancrée et reconnue à Mayotte

A l'initiative d'un groupe de personnes engagées, l'association a vu le jour en 1999. Aujourd'hui, les Naturalistes sont agréés pour la protection de l’environnement par les ministères de l’Education nationale et de la Jeunesse et des Sports. On ne compte plus les nombreux initiatives initiées par Les Naturalistes en faveur de l'environnement : nettoyage des plages, des rivières ou encore des villages, randonnées, sorties lagon, sorties culturelles, sensibilisation de la jeunesse et de la population au sens large, etc.

Michel Charpentier se félicite de l'organisation de la première édition des Trophées de l'environnement "Il s'agit d'une très bonne chose. C'est un bon coup de projecteur à Mayotte où l'écologie n'est pas une préoccupation majeure".

Samina Mahamoudou


L'actuelle directrice de l'association Mayotte île propre Samina Mahamoudou s'est engagée à l'idée d'améliorer l'image de Mayotte à l'extérieur. Elle souhaite rendre son île attractive d'un point de vue touristique et pour cela elle est très motivée.


Mayotte possède beaucoup d'atouts qui pourraient faire décoller le tourisme. Samina Mahamoudou, en est convaincue. La directrice et chargée de projet de l'association « Mayotte île propre » a pourtant parfaitement connaissance de la réputation de Mayotte à l'extérieur. « Beaucoup de gens viennent à Mayotte et repartent avec une image de Mayotte « sale » avec l'idée d'une île qui n'est pas attractive d'un point de vue touristique », note-t-elle. Elle a donc décidé lors de son retour à Mayotte de lutter pour changer cette mauvaise image de Mayotte et de rendre de nouveau l'île attractive.

Samina Mahamoudou, originaire de Passamainty, a quitté Mayotte une première fois en 1988 pour l'île de La Réunion. Elle a vécu 15 ans sur l'île intense avant de reprendre l'avion pour la métropole afin de finir ses études. C'est dans la ville de Poitiers qu'elle a réussi à décrocher son baccalauréat, à valider sa licence ainsi que ses deux années de master. Après avoir vécu 12 ans en France et avoir obtenu un master 2 en gestion de projet et master en développement durable, elle décide de rentrer à Mayotte en janvier 2015 afin de « mettre sa pierre à l'édifice ».

Lors de son retour dans son île natale, Samina Mahamoudou accède au poste de directrice et de chargée de projet dans l'association « Mayotte île propre ». Une association créée en 2014 à l’initiative de M. Jacques-Martial Henry. Cette dernière a pour ambition de promouvoir le développement durable, sensibiliser la population à la gestion des déchets, sensibiliser la population à la santé et à l’hygiène publique et enfin ester en justice contre toute personne ne respectant pas le droit de l’environnement. Elle fait partie aujourd’hui des 4 associations les plus actives de Mayotte. Elle semble bien heureuse de travailler pour l'environnement de Mayotte et d'aider ainsi son île à aller mieux. "Je fais mon travail avec grand plaisir, confie-t-elle. Il faut le dire, les Mahorais peuvent réellement se féliciter d'avoir dans leur rang la native de Passamainty.

Scolaire

Collège de Bandrélé


Le collège de Bandrélé est un établissement sérieusement engagé pour l’environnement depuis maintenant quelques années. Il mène plusieurs opérations en partenariat avec les organismes concernés, pour sensibiliser ses élèves et leurs parents sur l’importance de préserver le lagon.


On ne compte plus les actions en faveur du lagon menées par le collège de Bandrélé… Il y a eu en 2006 la création d’une section voile, puis en 2010 la participation historique de cette section à un challenge national UNSS. Il y a eu en 2012 la concrétisation du projet Laka Lagon, conduit par Jean Luc Canal.

Sous la devise "Donner de l’avenir au passé maritime de Mayotte", ce professeur d’EPS au collège de Bandrélé souhaitait inculquer à ses élèves la connaissance de la pirogue, de son histoire, mais également les techniques de navigation et l’intérêt de protéger le lagon et plus globalement l’environnement.

Son projet avait abouti avec la réalisation de quatre pirogues traditionnelles, créés par un fundi aux côtés des collégiens de la section voile. "Les pirogues, qui étaient stockées à Musical Plage ont été volés", regrette M. Broyer, proviseur du collège, présent déjà il y a cinq ans à leur inauguration et leur mise à l’eau. "Cela ne nous a pas empêché de continuer à travailler autour du lagon, et pas seulement", poursuit-il.

Ainsi des actions sont menées en partenariat avec des organismes environnementaux tels que le parc marin de Mayotte ou les organisateurs du festival de l’image sous-marine. "Il y a tout un travail qui est fait autour du lagon, le long de l’année scolaire, avec les élèves et leurs parents. Nos activités seront d’ailleurs mises en lumière le 9 juin au sein de l’établissement, à l’occasion de la journée de l’océan, où les 250 élèves de 6ème présenteront leur travail", annonce M. Broyer. "Il y a plusieurs projets menés par les élèves en parallèle, au cours de l’année scolaire, détaille Mme Ramis, professeur d’EPS. "L’un d’eux concerne tous les élèves du collège, de la 6ème à la 3ème. Durant l’année scolaire, chaque niveau de classe travaille sur un thème précis : la 6ème sur le corail de Mayotte, la 5ème sur la faune et la flore du lagon et sur les espèces marines menacées, la 4ème et la 3ème sur la navigation et la sécurité sur l’eau, ainsi que sur les déchets dans le lagon et leur impact.. Outre leurs travaux sur le lagon et l’environnement, les élèves bénéficient d’initiations en natation, en randonnée, ou encore de baptêmes de plongée".

Collège de Kaweni 1


Depuis maintenant quelques années, le collège de Kaweni 1 mène plusieurs actions en lien avec l’environnement dans le but d’informer et de sensibiliser la population, notamment les jeunes sur la nécessité de préserver la nature et le lagon de Mayotte.


Depuis déjà quelques années, le collège de Kawéni 1 mène plusieurs actions en rapport avec l’environnement. Une manière d’informer les jeunes sur la richesse de l’île en matière de patrimoine. L’année dernière par exemple, une opération de nettoyage des abords du collège a été lancée dans le cadre de l’opération ville propre, suivi d’une autre opération de nettoyage mais cette fois-ci de l’estran et de la plage à Mtsamoudou.

Le collège avait aussi organisé une sortie pédagogique sur la biodiversité et l’état de santé de la mangrove à Bandrélé, avec la rédaction finale d’un article collaboratif en ligne.

Les sorties sont aussi l’occasion pour les élèves de pouvoir apprendre tout en s’amusant. Plusieurs ont découvert à travers ces différentes expéditions le canoë-kayak, les méthodes d’échantillonnage en mer et la natation en piscine.

En 2016, l’un des principaux projets du collège mené par le professeur de biologie Alan Jamon était l’évaluation de l’état de santé des coraux. Un projet qui a été réalisés par 29 élèves en collaboration avec le parc marin de Mayotte. L’aventure a commencé par une question posée par leur professeur de biologie: « Pensez- vous que les coraux de Mayotte sont morts ? ». Il est vrai que parfois, les coraux durs constructeurs de récif très fragiles deviennent fluorescents, puis blancs et meurent. Ce Phénomène de « blanchissement coralien » est provoquée par des facteurs de stress tel que la température, la salinité ou la maladie… Ces élèves de troisième ont eu l’occasion lors d’une sortie pédagogique en mer d’évaluer l’état de santé des coraux et ainsi répondre à la question posée par le professeur en cours. Ils ont aussi appris les méthodes de gestion des données scientifiques avec l’aide de leur professeur de mathématique. De cette expérience, un article et deux posters scientifiques expliquant l’état de santé des coraux à Mayotte ont vu le jour.

Collège de Labattoir


Dans le cadre de son programme pédagogique, le collège de Labattoir effectue plusieurs actions et sorties sur l'île Mayotte et son lagon. Cendrine Monnet, professeur de technologie, a à ce titre initié le projet "Présenter Mayotte".


Dans le cadre de son programme pédagogique, le collège de Labattoir effectue depuis six ans plusieurs actions et sorties sur l'île de Mayotte et son lagon.

A ce titre, Cendrine Monnet, professeur de technologie, a initié le projet "Présenter Mayotte". Il est destiné à une classe de 5ème de 30 élèves qui connaissent de grandes difficultés de lecture et d'écriture.

Ces élèves ont effectué des sorties dans les mangroves. Ils ont découvert le sud de l'île en bus (le mont Choungui, Tsingoni, le lagon, le sel de Bandrélé, etc.).Ils ont aussi fait une sortie bateau dans le nord de l'île.

Ils ont aussi réalisé des travaux interdisciplinaires autour de l'eau et de l'orientation géographique. En outre, ils ont participé à la fête de la science. Objectif: redonner confiance aux élèves et leur permettre de s'ouvrir aux autres et à l'environnement.

Afin de mener à bien le projet "Présenter Mayotte", le collège a bénéficié du partenariat du parc marin. Avant les sorties pédagogiques, certains salariés du parc ont ainsi pris le temps de passer au collège pour expliquer les règles et les comportements à avoir dans les milieux naturels.

Le collège de Labattoir, connu aussi sur le nom de collège Bouéni M'titi, a été ouvert en 1991. Il est situé près de la plage de Moya et du lac de Dziani en Petite-Terre. Il compte 5822 m² de surfaces bâties pour un espace total de 35978 m². L'offre en SEGPA (Section d'Enseignement Général et Professionnel Adapté) concerne les champs disciplinaires" Habitation" et "Espace ruraux et Environnement". En 2006, le collège a dépassé les 1000 élèves. Aujourd'hui il compte un effectif total de 1582 élèves.

Collège de Majicavo


Pour son travail sur les bio-insecticides, le collège de Majicavo a été primé à la Fête de la Science organisée par le collège de Chiconi. C’est aussi pour ce travail qu’il peut obtenir un second prix : celui du Trophée mahorais de l’environnement.


Infertilité masculine, cancers, malformations fœtales, intoxication mortelle… Il a été scientifiquement prouvé que les pesticides sont dangereux pour la santé. Ils le sont également pour l’environnement. Une réflexion a donc été menée au niveau national pour parer à ce problème et il en est ressorti que créer des produits du même type, mais biologiques, seraient l’une des solutions – si ce n’est la seule. Le problème a également été soulevé à Mayotte, par les services de santé et de l’environnement. Un établissement scolaire, le collège de Majicavo s’est véritablement penché sur le sujet et a mené sa propre expérience en créant un insecticide bio. "Nous menons plusieurs opérations pour l’environnement, particulièrement au sein de l’établissement", explique le principal, Stéphane Marchand. "Plusieurs ateliers sont tenus sur ce thème : sur la collecte des déchets, sur la problématique de l’eau aussi, qui a par ailleurs frappé de plein fouet le sud de l’île pendant plusieurs mois… Les problèmes liés aux insecticides chimiques font partie de ces ateliers." Cette année scolaire 2016/2017, Alain Mannetier, professeur de Sciences de la vie et de la terre au collège de Majicavo a fabriqué un bioinsecticide visant à protéger les cultures naturelles à Mayotte et ceci sans produits chimiques, permettant ainsi de sauvegarder l'environnement. Une initiative saluée et récompensée à l’occasion de la Fête de la Science, organisée au collège de Chiconi en décembre dernier. Après la Fête de la Science, Alain Mannetier et le collège de Majicavo peuvent espérer acquérir un nouveau prix pour ce projet environnemental avec ces premiers Trophées de l’environnement, organisés par la Somapresse et ses partenaires.

Collège de Mtsamboro


Le collège de Mtsamboro participe depuis maintenant 4 ans à des projets en lien avec le lagon de Mayotte. Cette année a été lancé le projet « Lagon Yatru », avec l’objectif de faire découvrir aux élèves le patrimoine de Mayotte et de les sensibiliser à la protection de l’environnement.


Cela fait plus de 4 ans que le collège de Mtsamboro participe à des projets sur le lagon. Des projets qui ont pour objectifs la découverte du patrimoine de Mayotte, la sensibilisation à la nécessité de protéger l’environnement et la sensibilisation aux dangers de la pollution. C’est dans cette optique qu’a été lancé cette année le projet « Lagon Yatru », un projet pluridisciplinaire. Il était question pour les élèves du collège de Mtsamboro de partir à la découverte du patrimoine de l’île de Mayotte, ceci à travers des activités sportives et des sorties sous-marines. On peut citer par exemple, la découverte du platier, la réalisation de 46 baptêmes de plongés, la pratique du kayak ou encore des randonnées. En outre, les élèves ont participé à la réalisation d’expositions photos.

Pas moins de 56 élèves de troisième ont participé à ce projet aux côtés de leurs professeurs Arnaud Lebosse et Benjamin Demarson. S'il a été rendu possible, c’est notamment grâce à la collaboration du parc naturel marin de Mayotte. En effet, le parc a réussi à débloquer pas moins de 6688 euros de subventions pour aider le Collège de Mtsamboro à réaliser le projet « Lagon yatru ». Plus de 3000 euros ont été dépensés pour réaliser les 46 baptêmes de plongée. Si, cette année, le projet « lagon yatru » a connu un grand succès, le collège de Mtsamboro ne compte pas s’arrêter là.

Pour l'année prochaine, il travaille ainsi sur la mise en place d’un parcours sous-marin, en collaboration de la commune d’Acoua. Il est clair que le collège de Mtsamboro est particulièrement déterminé à l’idée de prouver que Mayotte est riche en matière de patrimoine, ceci avec la participation des élèves. Ces derniers sont effectivement des futurs acteurs dans la lutte pour la préservation de l’environnement.


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